Bibliothèque troisième lieu

 

Photo : The Shifted Librarian

La bibliothèque de Delft

Bibliothèque troisième lieu — C’est quoi une bibliothèque aujourd’hui ?!

Encore stigmatisées comme silencieuses et poussiéreuses par la génération Y, les bibliothèques, devenues médiathèques, tentent de faire peau neuve et de s’adapter à un public varié.

Cette adaptation passe par le réaménagement des locaux et le réajustement des services. La démocratisation culturelle est une priorité pour les bibliothèques, et à celle-ci s’ajoute la dimension sociale de l’établissement : la bibliothèque dans la cité, la bibliothèque pour la cité, la bibliothèque du citoyen, notre bibliothèque.

Si l’individualisme n’est pas le seul mal de notre époque, il est notable que la création de lieux de rencontres fait fureur et comble un manque évident de fraternité entre les individus. La bibliothèque devient alors un espace de sociabilité où les usagers viennent partager, échanger et vivre des expériences émotives uniques.

A mon sens, cette union entre culture et lien social est parfaitement représentée par le concept de bibliothèque troisième lieu. Notion forgée au début des années 1980 par Ray Oldenburg, professeur émérite de sociologie urbaine à l’université de Pensacola en Floride, le troisième lieu s’oppose au premier lieu (le foyer), et au deuxième lieu (le travail). Ce troisième lieu représente un espace complémentaire qui s’organise autour de la vie sociale, des rencontres et des échanges entre les individus.  Je suis assez intriguée par ce nouveau type d’établissement qui foisonne : réseau des bibliothèques des Pays-Bas, le Projet Niemeyer au Havre, la BMVR à Caen,  le Troisième lieu à Thionville, les Idea Stores à Londres, etc…).

Nous n’en sommes plus à l’idée d’une culture élitiste, une culture légitime dont la vocation est d’éclairer l’humanité. La bibliothèque a désormais pour vocation de favoriser l’échange entre les personnes, et de proposer une image valorisante du citoyen et de la communauté. L’intérêt, à travers ces bibliothèques troisième lieu, est de permettre à la population de participer activement à la mise en place d’une cohésion sociale et culturelle. L’usager, le professionnel, vous et moi, devenons ensemble les acteurs de notre propre culture. Une culture adaptée à nos besoins. Une culture populaire.

Je suis pour ce concept de bibliothèque troisième lieu, qui ne dévalorise en rien les collections, mais au contraire, met en avant l’individu et participe à l’instauration d’une harmonie sociale. Grâce à cette influence positive du troisième lieu, la bibliothèque est un espace chaleureux, intime où se mêlent rencontres, échanges, jeux et découvertes.

Après chez-vous, rien de mieux que la bibliothèque !

 

 

Inondation à la Bnf

Photo : Après l’inondation, les livres sèchent… © Radio France – Alice Serrano

Une inondation a endommagé environ 11 000 documents du département Littérature et Art du site François Mitterand de la Bibliothèque nationale de France. Les équipes se relayent pour faire sécher les ouvrages et œuvrent pour limiter les conséquences de l’incident sur les ouvrages.

Manifestement le destin s’acharne à détruire notre patrimoine écrit !

 

Quand les enfants boudent le livre

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Photo : nooccar, CC BY 2.0

 Article de référence sur ActuaLitté

 

Les nouvelles générations préfèrent le numérique. Selon une étude de la Digital Book World,  

Les nouvelles générations préfèrent le numérique. Selon une étude de la Digital Book World, deux enfants sur trois aux Etats-Unis choisissent le numérique plutôt que notre bon vieux livre imprimé.

 

 

Adieu livres !

 

Photo : San Antonio Express-News

La bibliothèque Bexar County BiblioTech library s’affranchit de ses livres !

Davantage de contenus interactifs mais plus aucun livre imprimé : place aux livres numériques, aux magazines en ligne, aux liseuses, tablettes et ordinateurs.

Il est passé où le livre ? Il est passé par ici, il repassera par là (ou pas !)

 

 

La littérature érotique, elle vous fait quoi à vous?

 

Les effets dangereux de

Photo : [Will Oliver / AFP]

L’actualité nous saoule d’érotisme à travers les nouveaux best-sellers tels que Cinquante nuances de Grey d’E.L. James, Beautiful Bastard de Christina Lauren ou encore Tout ce qu’il voudra de Sara Fawkes. Ces auteurs ne sont pas les premiers à enivrer nos sens, à les mettre en émois, et parfois même, à les choquer. Pensons au très connu Marquis de Sade, et à bien d’autres : à Fougeret de Montbron et à Margot [s]a ravaudeuse, à Duclos et à ses Confessions, à Rétif de la Bretonne…

Tandis que cette chère Ana Steele nous livre ses histoires bien coquines, et que nous nous émoustillons sur le torse de ce beau Mister Grey, ne serions-nous pas en train de nous voiler la face ?

Imaginez dans quelques siècles, notre époque sera représentée par … par les galipettes de Mlle, de Mr et de Mme ! De Mr avec Mme, de Mlle sous Mme, sur, sous dans, et j’en passe :)

Nous prenons un malin plaisir à lire ses ébauches érotiques qui tournent et retournent en rond, grand bien nous fasse ! Mais cette littérature me semble bien réduite :

Vais-je lui plaire, va-t-on s’encanailler,  et si l’on s’encanaille, comment va-t-il s’y prendre (me prendre :)), et vais-je aimer cela ? Suis-je trop naïve, prude, sainte-nitouche ? Ai-je trop de pudeur, pas assez de panache, de failles psychiques et de pouvoir érotique ?

Retrouvons notre jeunesse à travers ces émois adolescents (il a touché ma MAIN !), et perdons notre vieillesse à retrouver ce que nous avons perdu ! Ou cru perdre, car tout l’art de cette littérature est de vous montrer à quel point votre vie est bien fade par rapport à celle de Mlle Ana Steel !

Pour résumé, nous nous identifions avec soumission à une jeune femme :

-          Sans PC ni connexion Internet en 2013

-          N’ayant pas connaissance de l’existence du Loup à près de 25ans  (Vous connaissez-vous ? En ce qui me concerne, jamais entendu parler… :))

-          Et fréquentant les bibliothèques pour avoir des infos sur le BDSM, tout en se cachant de la méchante bibliothécaire…

Et pourtant, et pourtant ! La petite Ana Steele  a un atout exceptionnel qui nous ferait toute pâlir de jalousie (enfin je crois ?) : Mlle Steele jouit tous les week-end et dans toutes les positions ! Bienvenue dans le monde des bisounours ! 

Oh chère Ana Steele, j’espère qu’en rentrant à la maison Monsieur Grey sera là pour me fesser moi aussi  ! :D

 

Juste pour le plaisir de rire un coup

Les effets dangereux de Cinquante nuances de Grey

 

 

Quel avenir pour le patrimoine écrit?

La question qui me taraude aujourd’hui est celle-ci : l’arrivée du numérique dans nos vies désacralise-t-elle l’image que nous avons de l’écriture ? Et comme une question en entraîne une autre…  Peut-on considérer l’acte d’écrire comme une activité inextricablement liée à notre mémoire collective ? L’écriture comme création littéraire : la plume en main, l’ouverture de soi sur les autres ?

A votre avis, le fait de dématérialiser notre création, de transformer notre bonne feuille de papier raturée en un pimpant fichier Word ne représente-t-il pas un danger pour notre créativité, pour nos relations avec les autres ? Ne risque-t-on pas de sombrer dans les méandres de l’écriture impersonnelle, ou au contraire, seulement personnelle ?

En plein dans l’ère numérique, il semblerait que nous attachions une importance particulière à ce que nous écrivions avant. Lettres, manuscrits, écrits intimes et politiques deviennent de précieux trésors de notre passé. Face à ces traces d’antan, quelles marques laisserons-nous à nos descendants quant le stylo nous sera tombé des mains ?

La Grande Collecte d’Europeana (Bibliothèque numérique européenne) travaille sur la numérisation des objets et documents de la première guerre mondiale. Son objectif est de récolter un maximum de papiers et d’objets à ce sujet à l’occasion du centenaire de 1914-1918. Tous ces documents seront alors numérisés et feront alors partie de notre patrimoine commun, accessible à tous ! A vous, à moi, à nous tous…

Parce qu’il est parfois étonnant de remarquer que le contact avec un inconnu se fait par la simple lecture d’une de ces lettres. L’écriture, l’orthographe, le coup de stylo, le tracé des lettres nous entraînent dans une intimité inconnue, nous confrontent à un être, un autre que nous. Cette lettre, qu’elle nous soit à l’origine destinée ou non, nous en sommes désormais le seul destinataire.  Avez-vous déjà vécu la même émotion à la lecture d’un email égaré ?

Lettres de Jean-Henri-Louis TISSIER (1894-1915)

"C’est mon dernier pigeon" Commandant Raynal

Dites, à ce sujet, pensez-vous que nos emails amoureux feront l’objet d’une grande collecte en 2114 ? :)

Les lettres de Juliette Drouet à Victor Hugo, proposées en ligne par le CEREdI de la faculté de Rouen

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Au-delà de son statut d’amoureuse passionnée et de maîtresse inconditionnelle de Victor Hugo, Juliette Drouet était une femme de caractère. A travers la retranscription des ces lettres amoureuses, je vous propose de découvrir une femme d’envergure qui fut plus qu’une simple amante, mais une amante tout de même :)

Bonne découverte !

Le site de Juliette Drouet